Press & Témoiniage

Publié le par Azzouz El Houri

  

Témoiniage de la maison des musiques.

la Maison des Musique. : AZZOUZ EL HOURI
Lorsque la maison des musiques m'a fait l'honneur de me charger de dire quelques mots en introduction du concert de Azzouz EL HOURI, j'ai eu « dois-je me confesser » un moment d'hésitation.
Mon plaisir était grand, mon inquiétude aussi . c'est que pour moi, pour ceux qui ont fréquenté cette musique, qui ont connu des instants forts scandés par les cordes du luth, cette musique ne laisse pas indemne. Loin de là . pour la facilité de notre présentation appelons-là musique arabo-andalouse. Belle Andalousie, chantée, célébrée tant était prestigieuse sa civilisation faite de plusieurs cultures qui ont pu , chose du reste, assez exceptionnelle dans l'histoire, cohabiter de façon plus ou moins pacifique, en s'enrichissant mutuellement. Si je devais qualifier notre actualité
je dirais qu'est l'anti-andalouse par excellence tant la haine, l'intolérance la marquent de manière agressive. L'Andalousie prospère offrait des possibilités d'échanges, de rencontre et d'apprentissage telles que l'affluence vers Grenade ou Séville ou Cordoue faisait rencontrer philosophes, médecins, astronomes, musiciens en provenance de contrées lointaines Perse ou Syrie par exemple. C'est ainsi qu'un bagdadi arriva à la cour de Cordoue en 822, Zyriab est son nom, musicien de génie, il aurait composé prés de 10.000 pièces, aurait inventé le plectre et aurait ajouté
une cinquième corde au luth. C'est à dire ! Zyriab aurait aussi défini la nouba. La nouba est une suite instrumentale et vocale qui constitue une des formes principales de la musique arabo-andalouse. La nouba ou nawba veut dire littéralement le tour de chacun. Elle est structurée en quatre mouvements successifs :
Le nachid chant, récitatif
Le basit chant plus large et plus solennel
Les mucharakat c'est à dire mouvement
Le ahjaz qui un chant rythmé qui s'accélère jusqu'à la fin de nawba.
Chaque nouba correspondait à une période de la journée et souvent, elles se concluaient par une pièce plus lente allant vers l'apaisement. Le musicien que nous allons entendre aujourd'hui nous vient de Rabat ou il est né en 10 Janvier 1966, musicologue de formation et compositeur. Le Maroc a constitué une véritable terre de refuge pour les artistes, philosophes et intellectuels qui ont fui les conséquences de la Reconquista et de la répression qui s'en est suive. Azzouz El houri a étudié le luth oriental au conservatoire de Rabat. Il a obtenu un Premier Prix et a commencé une carrière de compositeur. Chansons, musiques de films… Il vit et enseigne en Belgique depuis années. Son instrument c'est donc le luth (al-Oud).
Je trouve fascinante l'histoire improbable de cet instrument. Son origine rappelle Azzouz El houri, reste indéterminée avec certitude. Un instrument venu de nulle part et dont la sonorité peut vous emmener partout. Azzouz est soliste. Il nous fait la démonstration que la musique arabe tient à la souveraineté de l'instrument sans amplification. Prenez le nay, cette fine flûte qui remplit à elle seule une salle de 500 personnes. Il nous montre aussi la souplesse de cette musique capable de passer aisément d'une gamme à l'autre. Azzouz, vous l'entendrez, marie virtuosité et émotions, son jeu marque le corps de celui qui l'écoute, il faut se laisser altérer par son jeu. Aujourd'hui, il nous propose cinq morceaux qu'il va décliner de la façon suivante :
1. Giralda : proche du son de la guitare, c'est un morceau dit hispanisant. Il ouvrira le concert.
2. Bent bladi, la fille de mon pays. Morceau initiatique, purification, dit islah.
3. Improvisation ou taksim. C'est une invitation à un voyage entre les gammes en toute souplesse.
4. Valse arabe, séduction, c'est avec émotion que l'on pense au chanteur cairote Farid El atrache idole de millions de jeunes filles arabes.

5. Et pour terminer, Azzouz nous offrira un morceau de mowachahat arabe « lama bada » musique de hijaz.
J'ai dit en commençant mon inquiétude. Elle musicale c'est à dire qu'elle réveille le souvenir, qu'elle en fabrique de nouveaux, qu'elle emporte sans certitude de bon port, Elle est aussi délectation.
J'ai lu récemment un livre de Bernard Sève qui s'intituele « l'altération musicale ». il est question dans ce livre d'altération c'est à dire de transformation du corps par l'effet de la musique. J'emprunte à ce livre sa conclusion :
« il convient de revenir à la musique, confiant, revenir à l'altération à l'expérience altérante et désaltérante de la musique, à son expérience vive : Chanter, écouter, jouer »
Signé :
Ali Sarghini
31 Javier 2003


La Dolce-Vità

Centre Culturel la Dolce-Vità

Aziz Safar est un musicien qui privilégie l'instantanéité, l'intuitif, la profondeur du moment présent en dehors des conventions, des balises habituelles. Il manie ce luth avec une grande déxtérité... Cet homme est un autodidacte confirmé qui exprime ses émotions, ses idées, son identité culturelle à travers sa musique. Sa musique est un mélange subtil entre la tradition et la composition qui nous amènent à voyager très très loin! d'une manière économique et intélligente...  Signé

Chantal Salomoni 


clique ICI : CBAI

 


Maison des Musiques

Maison des Musiques

Le printemps à la Maison des Musiques

L’hiver fait place au printemps et la Maison des Musiques voit s’éclore de nouveaux talents. Le 8 mars dernier a eu lieu la finale de la quatrième édition de «Musique à la française». Plus qu’un concours, ce fut une véritable confirmation du potentiel musical francophone en Belgique. Près de deux cents candidats ont fait parvenir leurs candidatures dans des genres aussi variés que la chanson, le métal, l’électro, le hip hop, les musiques du monde. Ce sont Cloé du Trèfle, S.Box, Rionsnoir, Superlux et Milmilada qui ont été primés remportant neufs prix en espèces et scènes diverses. Ces artistes seront présents lors des grands événements musicaux de l’été (voir palmarès en encadré), dont Rionsnoir qui se produira lors la soirée de clôture de la Fête de la Musique à Saint-Gilles, organisée conjointement par la Maison des Musiques et le Service de la culture de la commune de Saint-Gilles. Quelques moments forts ont émaillé l’hiver 2003 à la Maison des Musiques avec la conférence sur «Erik Satie à Bruxelles» par Robert Wangermée, le concert d’Oud par Azzouz El Houri, deux événements qui firent le plein, la soirée consacrée au jeune collectif «Jaune Orange» orchestrée autour du groupe My Little Cheap Dictaphone et un grand moment de jazz présenté en trio par Paolo Radoni, Jean-Louis Rassinfosse et Jan de Haas. Dans le cadre des concerts gratuits «Autour de Midi», il faut souligner l’hommage à Jacques Brel, avec Eddy Przybylski, auteur du livre «Brel à Bruxelles», et Michel Desaubies, un concert de Denis SungHô (pièces du répertoire pour guitare classique) et, dans le cadre du Festival du Printemps Baroque du Sablon, un récital par Céline Scheen et Jean-Luc Himpe sur le thème «La Parodie au XVIIIème siècle». La soirée du 5 avril sera consacrée aux fleurons de l’électronique belge avec Pink Satellite et Betaversion dont le dernier album est dignement salué par les critiques. En collaboration avec l’asbl If, la 14ème édition des «Rencontres musicales» aura lieu le samedi 10 mai avec Mousta Largo en guise de parrain et d’intervenant. Enfin, en dernière minute, la Maison des Musiques acceuille le jeune pianiste Casimir Liberski, le 23 mai à 12h30, dans le cadre du cycle «Autour de Midi» pour une performance autour des «nouvelles tendances du jazz». En attendant, l’équipe vous souhaite d’agréables découvertes musicales.

 Jacklyn Schembri Coordinatrice générale


 

La Nuit Blanche à Saint-Gilles (Bruxelles)

Azzouz El Houri est un luthiste marocain. Il puise son inspiration dans la musique traditionnelle arabe. Sa première inspiration était une flûte de roseau utilisée dés le neuvième siècle au Maroc. A partir de cet apprentissage, il s'est posé la question : « suis-je un artiste ?, Comment puis-je m'accomplir ?. ». Tout naturellement, il est passé d'un instrument à vent à un instrument à cordes : le luth. Son inspiration est double : d'une part, la musique traditionnelle (médiévale) qu'il a étudié avec un grand maître marocain et d'autre part, une musique plus universelle. Car, en effet, il considère les influences occidentales toutes aussi importantes. « Nous artistes, nous essayons de changer le monde pour retourner un peu en arrière, pour faire un code, comme le code de la route, pour que les gens s'entendent, s'aiment, on ne peut pas vivre tout seul. ». Quant à Nuit Blanche, il se veut le représentant de tous les artistes arabes et il nous offre donc tout son être dans cette prestation exceptionnelle.

Adeline, Cédric, Audrey, Lionel et Delphine

(MJ Brugelette et Neufvilles)

 


 

CCA

Centre Culturel Arabe




 

  •  

azizsafar@hotmail.com

Administration de over-blog.com 

remerciment à toute l'équipe OverBlog

Publicité

Publié dans elhouriazzouz

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article