L'anatomie de l'oud
| L'anatomie de l'oud Le terme de luth désigne des « instruments dont les cordes sont tendues parallèlement à un manche et à la table d’un corps de résonance en forme de demi-coque et dont les cordes sont pincées ». Nous distinguons le ûd ‘arabi et le ûd sharqî. Les deux instruments sont très différents aussi bien sur le plan de la facture que sur celui des techniques de jeu.Tous les luths ont une caisse de résonance, un manche et des cordes tendues depuis la base de la caisse sur toute la longueur du manche. les luths à cordes pincées sont connus dans beaucoup de régions du monde, fabriqués dans une grande diversité de formes et de dimensions. Parmi les différences importantes : la dimension relative du corps et du manche, la forme du dos, le nombre de cordes et la présence ou non de frettes . A - la longueur de manche. on peut classer les luths selon la longueur relative du corps et du manche. B - Formes de dos. Une autre façon de classer les luths : dos arrondi, ressemblant ainsi aux luths de la Renaissance. C - D’autre au dos plat ressemblent à la guitare classique. Le ûd ‘arabî : (luth arabe) qui est l’instrument traditionnel de l’occident musulman. Le ‘ûd ‘arabî ou maghrébin existe actuellement en Tunisie, dans le département de Constantine (Algérie) et au Maroc ou il est appelé ‘ûd ramâl /’ûd inqilâb. (voire tableau) Le ‘ûd sharqî ou maçrî : (le luth oriental ou égyptien)
Le plectre : (rîcha, midhrab) ce dernier consiste, depuis la rénovation de Ziryab, en plume d’aigle débarrassée de son bout corné, de ses bardes coupées en deux dans le sens de la longueur. Actuellement ce plectre (çada’ au Maroc ) est remplacé par un morceau de corne taillé ou de plastique. Le manche : (dhiraâ, ûnq) court et plat, actuellement sans ligatures, se tenant par un chevillier (bunjuq, ra’s) faisant avec lui un angle d’environ 50° comportant huit chevilles en bois (malâwî, mafâtîh) : Quatre en haut et quatre en bas.(1) (1) le ûd sharqî possède dix chevilles ou douze pour celui à six cordes. Ces derniers, sont en boyaux ou en nylon, pour les trois aiguës et en soie enroulée de métal, pour les trois graves. Le sillet : (anf ) se trouve entre le manche et le chevillier par-dessus lequel passent les cordes.
D’après les mesures effectuées, les rapports existants entre les différentes proportions du ûd sont combinés de telle sorte que la note émise à l’intersection de la caisse et du manche devait être pour le ‘ûd ‘arabî à un intervalle de sixte majeur ( rapport 5/3 ) par rapport à la note émise par la corde à vide. Tandis que pour le ûd sharqî ce rapport est de quinte juste 3/2. (voir tableau) La facture du ûd ou ‘Oud La caisse : (qaç’a, dhahr) piriforme de l’instrument, plus étroite, est bombée et constituée de 12 à 20 côtés (lamelles) de bois très fin (de noyer ou d’érable) collés bord ou séparés par des filets de bois coloré. La table d’harmonie : (çadr, wajh) est en bois chêne renforcé par de large contre-éclisses extérieures lui permettant aussi de résister à la tension des cordes, aux changements de température et aux chocs du plectre. La table comporte de une à trois rosaces dont la grande est appelée (shamsiyya) et les plus petites sont appelées (qamra) Le chevalet-cordier : (musht, korsî, faras) La plaque de protection : (raqma) se trouve entre la grande rosace et le chevalet-cordier collé sur la face de la table d’harmonie à l’endroit ou l’on pince les cordes. Accueil I La famille de luth I Cours & Stages I l'accord de luth oriental I L'anatomie de l'oud I Photos I Press & Témoiniage I Photos de luth I La position de luth I Les gammes Arabe ICour de luth I Les Rois de luth arabe I L'histoire de luth arabe I Spectacle musical I Bibliographie I Les liens musicals I Contact I Partition Musicale
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